En 1890 paraît la loi du 10 avril qui donne le droit explicite aux femmes d’accéder à tous les diplômes universitaires, ainsi qu’à celui de médecin et de pharmacien. Nous n’avons malheureusement pas beaucoup d’informations sur le recrutement des médecins ou infirmières à cette époque-là. Cependant, cette carte postale atteste de la présence d’infirmières en gares pour soigner les soldats pendant la Première Guerre mondiale.
Peu après sa création, SNCB instaure le service médical (1929). Ce service intervient en cas d’accident de travail et se charge du contrôle régulier de certaines catégories du personnel. Des antennes médicales sont ouvertes dans quelques gares du pays, comme par exemple à la gare de Bruxelles-Nord.
Au départ, SNCB recrute surtout des infirmières, pas encore de médecin féminin ou d’assistante sociale. La situation restera longtemps pareille. C’est seulement vers 1976, que la Société se décide enfin à recruter de manière régulière des médecins féminins (8).
Les œuvres sociales, elles, ont vu le jour pendant la Seconde Guerre mondiale, plus précisément en 1941, lorsque SNCB prend la décision de créer des homes ou maisons d’accueil pour les enfants de son personnel. Il y en aura six qui accueilleront près de 6.000 enfants durant la guerre :
- Mont-Comblain (près de Comblain-au-Pont) dès 1941
- Kiewit (près de Hasselt),
- Noisy (près de Celles)
- et Solre Saint-Géry (à la frontière française) dès 1942,
- Jehay-Bodegnée (près de Huy) en 1943,
- et Colonheid (près de Nessonvaux) en 1944.
Pour s’occuper des pensionnaires, il fallait engager du personnel : des directrices, des assistantes sociales, des infirmières, des cuisinières et du personnel d’entretien. Une fois de plus, on recrute souvent des épouses ou filles de cheminots pour les fonctions ne nécessitant pas de diplôme.
►1957 : la Belgique ratifie le Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne. L’article 119 de ce traité porte sur l’égalité salariale entre hommes et femmes.