Pendant la Seconde Guerre mondiale, les chemins de fer belges de l’époque maintiennent le service ferroviaire dans notre pays sous l’occupation allemande.
Dans ce contexte, sous la contrainte de l’occupant et malgré une résistance interne et les actions de la Résistance, des transports de Roms, de Juifs, de persécutés politiques et de travailleurs forcés ont également été effectués jusqu’à la frontière belge. Le dilemme moral entre collaboration et résistance a été mis en lumière dans l’exposition « La SNCB occupée », qui fut accessible au musée ferroviaire Train World jusqu’au 28 juin 2026.
Les trains ont continué à circuler jusqu’au dernier jour de la guerre, une période durant laquelle, outre les souffrances humaines, l’infrastructure ferroviaire et le matériel roulant ont également été durement touchés. Il faudra de nombreuses années pour réparer tous les dégâts.
L’histoire de la SNCB pendant cette période complexe est pleine de contradictions, entre collaboration et résistance. Ce dilemme demeure d’actualité. Jusqu’où peut-on aller
dans la compromission avec une dictature pour servir l’intérêt général ? Quand et de quelle manière est-il préférable de résister ?
Cette exposition s’inscrit dans le cadre du travail de mémoire de la SNCB et repose sur les recherches menées par le Centre d’Études Guerre et Sociétés contemporaines sur le rôle des Chemins de fer belges pendant la Seconde Guerre mondiale.